Le Grand Chelem pour Oleg Ishchenko


Oleg Ishchenko

Oleg Ishchenko (à gauche) n’a pas fini de prendre une dimension internationale chez les moins de 20 ans.

Le Chalampéen Oleg Ishchenko a contribué au premier Grand Chelem de l’Histoire des Bleuets au Tournoi des six nations des moins de 20 ans. Son avenir s’annonce radieux.

Avant le début du Tournoi des six nations des moins de 20 ans, Oleg Ishchenko comptait bien se mettre en évidence. Avec ses coéquipiers, ils ont fait bien mieux qu’un XV de France moribond (4e ) et ont assuré un Grand Chelem vendredi dernier à Tarbes. C’est à guichets fermés, soit devant 10 400 spectateurs, que le Chalampéen et les Bleuets ont réussi le sans-faute en battant l’Irlande (23-13). Et l’écho médiatique s’est largement fait ressentir dans la presse sportive.

« C’était énorme , savoure Oleg Ishchenko. On savait qu’il y avait vraiment quelque chose en jeu et il fallait tout donner jusqu’au bout. J’ai pris une béquille dans le match (Ndlr : il a été remplacé à la 72e minute et a subi des soins de la part d’un kinésithérapeute encore ce mardi). L e nombre de spectateurs, on s’est en est rendu compte avec tous les drapeaux français dans les tribunes. »

Dans le Béarn, pays de l’ovalie, le Haut-Rhinois a confirmé tout son potentiel affiché dès la première rencontre face à l’Angleterre. « Ça fait quatre ans que la France n’a pas gagné de Grand Chelem, et jamais en moins de 20 ans . Je suis très satisfait , apprécie-t-il. J’ai senti une progression pendant ce Tournoi, et c’est aussi le retour que j’en ai eu. »

Dirigés par l’ancien international Fabien Pelous, les Bleuets ont été bichonnés pour signer cette performance de choix. « Il n’y a pas que Fabien Pelous, tous les entraîneurs et le staff étaient investis à fond pour que ça marche , indique-t-il. Et tous les joueurs étaient également à fond dans le projet. »

« Un rendez-vous d’ici à la fin du mois »

L’ambition collective était aussi individuelle pour Oleg Ishchenko qui souhaitait marquer des points afin d’intégrer le groupe professionnel de Montpellier, au moins à l’entraînement. Et là encore, il n’est pas loin de transformer l’essai. « Je vais avoir un rendez-vous d’ici à la fin du mois avec le manager général , annonce le pilier alsacien. Qu’on ait pris contact avec moi, c’est déjà quelque chose. On verra, mais je voulais me montrer pour faire passer le message à l’équipe pro, dire que je suis là, faire quelque chose pour qu’on ouvre un peu les yeux sur moi. » Dans un groupe qui va certainement susciter des convoitises de la part des clubs professionnels français, Oleg Ishchenko ne devrait pas être en reste.

L’avenir semble se dessiner pour celui qui a fait ses classes à l’AS Chalampé, et désormais au sein du centre de formation du Montpellier HRC, pour lequel il compte améliorer la 4e place en championnat de France espoirs. « S’il y a assez de monde, je ne jouerai pas ce dimanche contre Brive normalement. On enchaînera ensuite avec de très gros matches contre Toulouse et Clermont, avec l’ambition de rester dans les quatre premiers. »

La Coupe du monde dans le viseur

Et ses objectifs continuent de se conjuguer à l’international, avec la Coupe du monde des moins de 20 ans du 2 au 20 juin en Nouvelle-Zélande. « Je vais essayer de prendre encore du poids pour atteindre 105 kilos (102 à ce jour). »

Oleg Ishchenko n’a pas le temps de se reposer sur ses lauriers car déjà son destin le rattrape. « Il faut savoir savourer, mais pas trop longtemps et déjà se projeter sur la suite », concède-t-il. Le pilier n’a pas fini de faire le poids dans le rugby tricolore.